Face à l’augmentation des trafics liés au coronavirus, le Conseil de l’Europe a rappelé aux Etats qu’ils pouvaient s’appuyer sur la Convention MEDICRIME pour préserver la santé publique et cibler les criminels. Il formule aussi certaines recommandations :
– « les plateformes en ligne proposant des produits médicaux au système de santé publique ou aux particuliers doivent être contrôlées, et les Etats collaborer pour rompre le circuit d’approvisionnement de produits médicaux falsifiés qui sont échangés entre leurs territoires ;
– du personnel doit être affecté à des points névralgiques pour détecter et faire cesser le trafic de produits médicaux falsifiés ;
– pour éviter que des criminels exploitent les pénuries, des mesures doivent être prises pour empêcher que les produits médicaux essentiels soient détournés sans autorisation des systèmes de santé des États et des circuits d’approvisionnement ;
– une étroite coopération entre les agences et services nationaux est nécessaire pour veiller à ce que les mesures visant à empêcher que des produits médicaux falsifiés pénètrent dans les services de santé n’affectent pas l’approvisionnement légitime en produits médicaux dont doivent disposer les bénéficiaires. De même, les professionnels et les services de santé doivent veiller à ne pas se procurer de produits médicaux auprès de sources non vérifiées ;
– la coopération nationale et internationale doit s’intensifier pour réunir les éléments prouvant le caractère criminel des infractions liées à des produits médicaux qui auront été commises pendant cette pandémie ;
– les droits des victimes, notamment celui d’être informé des effets des produits médicaux falsifiés sur leur santé, doivent être garantis. »
Source : www.coe.int