Grâce à des médicaments efficaces comme la chloroquine et les artémisinines, les décès dus au paludisme ont chuté de 60% dans le monde entre 2000 et 2015. Pourtant, 216 millions de nouveaux cas de paludisme ont été signalés en 2016 et 445 000 personnes sont décédées de l’infection (70% étaient des enfants de moins de 5 ans). L’une des raisons de la virulence continue du paludisme dans le monde en développement est la présence, dans les pays pauvres, de nombreux médicaments contre le paludisme périmés, non conformes ou faux. À l’échelle mondiale, quelque 200 000 décès évitables surviendraient chaque année en raison de médicaments antipaludiques inefficaces. Les rapports sur les antipaludéens contrefaits ou falsifiés ont augmenté de 90% entre 2005 et 2010, selon un article publié en 2014 dans le Malaria Journal. Les antipaludiques distribués dans les pays en développement peuvent également être sous-dosés ou substandards. Ces médicaments sont produits par des fabricants légitimes mais ne sont pas conformes aux normes de l’OMS. Ils ne traitent pas correctement et peuvent conduire le parasite du paludisme à développer une pharmacorésistance. Jusqu’à présent, la résistance aux médicaments dérivés de l’artémisinine n’a été signalée qu’en Asie du Sud-Est, mais les médecins craignent que la résistance se propage.
Source : www.theconversation.com