
Le trafic de faux médicaments continue de progresser partout dans le monde à un rythme alarmant. Les médicaments contrefaits menacent la santé publique à l’échelle planétaire, et touchent désormais les toxicomanes du fait de leurs nouvelles pratiques. L’Amérique du Nord est en alerte suite à des centaines d’overdoses mortelles liées à de faux antidouleurs opiacés. En Ecosse, 9 personnes sont mortes après avoir ingéré du « Valium de rue » frelaté.
Les médicaments contrefaits ont de lourdes conséquences en vies humaines et en termes économiques. D’après le rapport de l’Office européen pour la propriété intellectuelle (EUIPO) publié le 29 septembre 2016, la contrefaçon de médicaments coûterait plus de 10 milliards d’euros par an à l’industrie pharmaceutique européenne et compromettrait 38 000 emplois directs et 91 000 emplois indirects.
Les faux médicaments sont devenus l’une des sources de financement les plus lucratives du crime organisé.
Parce-que c’est une menace grandissante pour chacune et chacune d’entre nous, l’IRACM soutient l’Organisation Mondiale des Douanes depuis 2012 dans l’organisation d’opérations d’interception de containers dans les ports africains pour contrer la stratégie des trafiquants qui cible les populations les plus défavorisées. L’opération la plus récente, l’opération ACIM (Action against Counterfeit and Illicit Medicines) a été lancée dans 16 pays d’Afrique début septembre et les résultats seront rendus publics en janvier 2017.
Egalement à souligner ce trimestre :
- Le démantèlement d’un gigantesque réseau de trafic de faux vaccins en Indonésie. Les faux vaccins étaient distribués à travers l’Indonésie depuis 2003 au sein d’hôpitaux et de centres de santé communautaires. Le gouvernement indonésien va devoir revacciner les enfants âgés de moins de 10 ans.
- Pour la première fois de son histoire, la justice équatorienne a condamné un homme à 1 an de prison ferme pour trafic de médicaments contrefaits.
L’IRACM a été créé pour faire face à la croissance du marché mondial de la contrefaçon de médicaments. Nous pensons que seule une approche globale de la contrefaçon impliquant les gouvernements, les organes de répression et de prévention, les citoyens et les patients permettra d’endiguer ce fléau.