Les Suisses profitent d’une faille dans la loi pour acheter en ligne du Viagra® génériqué en provenance d’Inde -

En 2014, plus d’un colis de stimulants sexuels provenant d’Inde étaient en moyenne saisis chaque jour. La loi suisse adoptée en 1990 n’interdit pas l’achat de ces médicaments en provenance d’un pays hors de l’Union Européenne, en petites quantités. Les Suisses peuvent ainsi importer jusqu’à 3 000 mg de sildenafil[[1]](#ftn1), 200 mg de tadalafil[[2]](#ftn2) et 600 mg de vardenafil[[3]](#_ftn3). Mais les sites de vente en ligne fournissent sans problème des quantités supérieures à celles autorisées. De nombreux sites proposent des versions génériques moins coûteuses de stimulants érectiles. Ils offrent également le remboursement des produits en cas de saisie par la douane.

En 2014, plus d’un colis de stimulants sexuels provenant d’Inde étaient en moyenne saisis chaque jour. La loi suisse adoptée en 1990 n’interdit pas l’achat de ces médicaments en provenance d’un pays hors de l’Union Européenne, en petites quantités. Les Suisses peuvent ainsi importer jusqu’à 3 000 mg de sildenafil[1], 200 mg de tadalafil[2] et 600 mg de vardenafil[3]. Mais les sites de vente en ligne fournissent sans problème des quantités supérieures à celles autorisées. De nombreux sites proposent des versions génériques moins coûteuses de stimulants érectiles. Ils offrent également le remboursement des produits en cas de saisie par la douane.

Au 1er trimestre 2015, l’Inde a vendu pour l’équivalent de 68 millions de francs suisses de stimulants sexuels et régénérateurs, soit environ 20% des ventes mondiales du Viagra®. Ces pilules indiennes sont vendues 40 fois moins chères que l’originale avec une marge de 40 %, la plus importante de tous les médicaments indiens. L’Inde est la principale source d’importation de médicaments illégaux en Suisse. Ces pilules attractives par leur prix sont généralement surdosées et sont dangereuses pour la personne qui les consomme.

La législation européenne interdit aux Européens de se fournir en produits pharmaceutiques dans des pays non européens et d’acheter des stimulants sexuels et des produits amaigrissants sans prescription médicale. Cependant, la Suisse ne faisant pas partie de l’UE, cette loi ne s’applique pas à ce pays.

Les autorités indiennes sont réticentes à punir les industries du médicament qui constituent un secteur puissant. En 2014, les exportations de ces produits ont atteint 15 milliards de dollars, mais les autorités suisses s’inquiètent maintenant du lien entre ces sites et les organisations criminelles internationales. Le ministère indien du Commerce commence à réagir contre ce trafic à cause des pertes financières dans la perception des droits de douane auxquels échappe ce trafic. Il invite le contrôleur général des médicaments à développer, avec d’autres organes publics, des actions de lutte contre ces ventes.

Et la vente en ligne par des e-pharmacies suisses ?

Parallèlement, le 29 septembre 2015, suite à deux recours de Swissmedic et

, le Tribunal fédéral suisse a annulé une autorisation qui permettait à la société suisse alémanique Zur Rose de vendre en ligne des médicaments sans ordonnance. Cette interdiction est étendue aux médicaments des catégories C et D vendus sans ordonnance, comme le Panadol et le Kamillosan.

Source : Swissinfo et RTS Info

[1] Le nom commercial du sildenafil est le Viagra®.

[2] Le nom commercial du tadalafil est le Cialis®.

[3] Le nom commercial du vardenafil est le Levitra®.

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