Depuis quelques années, le nombre de parapharmacies explose en Tunisie. Or, les produits qui y sont vendus ne sont pas contrôlés car ces structures bénéficient d’un flou juridique : aucun cahier des charges ne réglemente leur activité. N’importe qui peut ouvrir une parapharmacie en payant une patente de 60 dinars (ou 30 dollars) au ministère des Finances, et les produits ne sont pas contrôlés car ce ne sont pas des produits médicamenteux.
Ainsi, une parapharmacie en ligne, qui traite avec des parapharmacies ouvertes au public, continue à vendre des écrans solaires qui avaient été retirés du marché en mai 2015 suite à la découverte de lots contrefaits.
Certains produits qui requièrent un conseil pharmaceutique – tels que des compléments alimentaires, des produits pour dépigmenter la peau, ou des plantes médicinales – y sont vendus alors que la présence d’un pharmacien sur ces lieux de vente n’est pas obligatoire.
Certains produits qui y sont vendus sont d’origine douteuse, ce qui explique que des produits dangereux pour la santé puissent y être vendus comme, par exemple, le Dexaméthasone, un corticoïde puissant provenant du Nigéria qui avait été repéré il y a peu de temps sur le marché tunisien.
Depuis 2011, le Conseil national de l’ordre des pharmaciens tunisien interpelle en vain le ministère de la Santé et du Commerce pour encadrer ce secteur.
Certaines enseignes imitent la vitrine des pharmacies pour duper le grand public.
Un conseiller du ministre de la Santé a déclaré que, d’ici l’année prochaine, tous les produits vendus en parapharmacie seront contrôlés. Une agence des produits de santé va être créée afin de contrôler les dispositifs médicaux et les produits dermato-cosmétiques et nutritionnels.
Source : Direct Info