L’OMS met en garde les patients au sujet de deux versions falsifiées du diazépam -

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a signalé plus de 400 cas de patients, en Afrique Centrale, ayant pris du diazépam falsifié provoquant des réactions dystoniques aigües, touchant les muscles de la face, du cou et de la langue. Ces cas ont été relevés dans le nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC) depuis décembre 2014.

Les analyses en laboratoire ont montré que les comprimés falsifiés ne contiennent pas de diazépam, mais entre 10 et 20 mg d’halopéridol (antipsychotique utilisé dans le traitement de la schizophrénie). L’OMS affirme que les personnes ayant pris ce faux médicament ont développé une réaction dystonique aiguë qui peut nécessiter une hospitalisation. Les comprimés falsifiés sont de couleur jaune, sont marqués d’un trait sur une face et portent les lettres AGOG sur l’autre face.

Agog Pharma Ltd est un fabricant de produits pharmaceutiques basé en Inde. Selon l’OMS, ce laboratoire vend des médicaments génériques, dont l’halopéridol – mais pas de diazépam -, dans les pays d’Afrique Centrale, notamment le Ghana et la Zambie.

1 er produit

Les comprimés dont les analyses ont révélé la présence d’halopéridol ont été trouvés dans des contenants en plastique blanc de 1000 comprimés, étiquetés comme étant SOLINA ‘Diazepam Tablets BP 5mg’ fabriqués par CENTAUR Pharmaceuticals Ltd.

  • Nom du produit : SOLINA
  • Produit : Diazepam BP 5 mg
  • Numéro de lot : SBG038
  • Date de fabrication : Sep 2014
  • Date de péremption : Aug 2017

2 ème produit

D’autres versions de diazépam falsifié sont conditionnées dans des contenants de 1000 comprimés. Les étiquettes indiquent AGOG Pharma comme fabricant, et il s’agit encore de comprimés jaunes gravés des lettres AGOG.

  • Nom du produit : Diazepam BP 5 mg
  • Numéro de lot : 2332
  • Date de fabrication : Nov 2013
  • Date de péremption : Oct 2016

Ces produits circulent en RDC. L’OMS met en garde les patients concernant ces comprimés et leurs demande la plus haute vigilance.

La FDA américaine a également alerté les patients sur les dangers d’acheter du diazépam sur internet aux États-Unis et ailleurs. Elle annonce

700 cas recensésdans un communiqué du 7 juillet 2015.

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