L’Algérie renforce la sécurité et les contrôles sur les médicaments pour empêcher l’entrée de contrefaçon dans le pays -

L’Association de solidarité des pharmaciens de l’ouest (ASPO) organisait samedi 23 mai 2015 un congrès des pharmaciens à Oran, en Algérie, consacré à la contrefaçon et à la sécurité du médicament.

A cette occasion, le Professeur Yahia Dellaoui de la faculté de médecine d’Oran a déclaré que «le problème de la contrefaçon des médicaments est en croissance exponentielle et la situation dans le monde est inquiétante, mais cette contrefaçon n’a pas de place en Algérie. L’État a mis en place un dispositif très efficace pour lutter contre ce phénomène qui constitue un véritable problème de santé publique».

Selon le Pr. Dellaoui, le dispositif de lutte contre la contrefaçon de médicament en Algérie consiste en la mise en place de trois laboratoires :

  • Le laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP) basé à Alger qui délivre les autorisations de mise en circulation des médicaments dans le pays.
  • Le laboratoire de pharmacovigilance, également situé à Alger, est en charge de surveiller les effets néfastes des médicaments importés ou produits localement.
  • Enfin, le laboratoire de toxicovigilance effectue des tests scientifiques sur les médicaments.

Le Pr. Dellaoui reconnaît toutefois la présence de médicaments importés frauduleusement. D’après lui, ils ne sont pas contrefaits mais introduits dans le pays pour répondre à des demandes spécifiques. En revanche, il a insisté sur le danger que représente l’achat de médicaments sur internet.

Ce congrès a été l’occasion de distinguer 3 types de médicaments contrefaits : ceux qui ont un mauvais dosage de principe actif, ceux qui n’ont aucun principe actif et ceux qui contiennent des impuretés qui peuvent être nocives.

Les spécialistes réunis à cette occasion ont émis plusieurs préconisations pour lutter contre ce fléau :

  • sensibiliser le grand public, les professionnels de santé et les autorités publiques ;
  • renforcer la coopération internationale et les sanctions contre les trafiquants ;
  • développer des moyens de vigilance et de contrôle ;
  • et enfin installer une coopération fluide entre les différents services des douanes, de la police et de la santé.

Source : Algérie Presse Service

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