
Alexandre Beaudry, arrêté le 20 novembre 2013, comparaissait devant la cour de justice le 20 février dernier suite au démantèlement de son usine de fabrication de médicaments contrefaits.
Le laboratoire clandestin était situé dans un entrepôt loué par le prévenu. Les autorités y ont saisi plus de 22 000 comprimés de stéroïdes, des injectables et de quoi fabriquer plus de 280 000 comprimés d’un médicament contre la dysfonction érectile. Deux presses à comprimés et une machine servant à enrober les comprimés ont été saisies.
Les autorités déclaraient dans un communiqué que les faux médicaments ressemblaient à s’y méprendre aux originaux. Les étiquettes laissaient croire à l’utilisateur que les produits étaient fiables et de haute qualité, alors que leur contenu réel n’est pas encore connu et donc potentiellement dangereux. D’autre part, l’insalubrité des lieux laisse croire à des risques d’infection élevés dans le cas des produits injectables.