22 et 23 novembre 2013 au Niger : Action de mobilisation en faveur de l’Afrique lancée par l’IRACM et la Fondation Tattali-Iyali, et avec le soutien des Premières dames d’Afrique, ensemble pour combattre la prolifération de faux médicaments

La conférence internationale sur la contrefaçon et la vente illicite de médicaments se tient à Niamey, capitale du Niger, les 22 et 23 novembre 2013. L’IRACM et la Fondation Tattali-Iyali présidée par S.E. Dr Lalla Malika Issoufou Mahamadou, Première dame du Niger et présidente de la fondation, sont à l’initiative de la conférence. Des Premières dames africaines, 16 intervenants internationaux et plus de 300 invités locaux participent à l’évènement.
Une initiative commune originale lancée par l’Institut de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments (IRACM), la Fondation Tattali-Iyali et plusieurs Premières dames d’Afrique subsaharienne confirme l’engagement au plus haut niveau des pays de la région, et leur volonté d’agir ensemble contre la menace grandissante du trafic de faux médicaments dans les pays africains.
A l’issue de cette conférence, les bases d’un plan d’action associant l’IRACM, la Fondation Tattali-Iyali et les pays présents seront jetées. Cet accord sans précédent constitue une première étape d’un processus nécessaire pour endiguer le marché illicite de faux médicaments qui gangrène l’Afrique et dégrade la santé de millions de personnes – hommes, femmes et enfants -, voire peut entraîner leur mort.
L’IRACM et la Fondation Tattali-Iyali ont invité plusieurs organisations gouvernementales de renommée internationale à participer en tant qu’experts à cette conférence. Il s’agit de lancer d’abord un appel aux gouvernements à contrer la prolifération de faux médicaments dans cette région du monde déjà fortement impactée par une situation sanitaire mise à mal par le manque d’eau, d’hygiène et une information déficiente de la population. La mise en place d’un plan d’action commun associant tous ces pays contribuera à impliquer les gouvernements, l’industrie pharmaceutique et les professionnels de santé, les distributeurs de médicaments, les organisations régionales et internationales, et toutes les organisations oeuvrant pour la lutte contre la contrefaçon de médicaments.
Cette initiative a pour but de sensibiliser la population africaine face aux dangers de l’usage de médicaments illicites et à mobiliser tous les acteurs au premier rang desquelles les mères de famille pour protéger la santé. Une synergie se met en place pour aboutir à une situation sanitaire africaine meilleure.
L’Afrique, cible privilégiée du crime organisé pharmaceutique
En Afrique, les médicaments les plus contrefaits sont les médicaments de « base » comme les antibiotiques, les antipaludéens, les antiparasitaires, mais aussi les traitements particulièrement onéreux comme les antirétroviraux. Finalement, aucun médicament n’est épargné. Et les patients en souffrent. Les résultats des dernières saisies révèlent l’ampleur du trafic de médicaments en Afrique et le danger que leur composition falsifiée fait peser sur la santé des patients.